Le Département du Lot se singularise par des paysages protégés et une architecture rurale des plus imaginatives.
Le Lot est multiple. Au fils des parcours, le paysage déroule des variations sensibles. Plusieurs régions naturelles se partagent le territoire. Leur histoire géologique les distingue radicalement. Chacune de ces régions a son ambiance particulière et son caractère propre. Cette diversité partout renouvelée, fait le charme inépuisable du département.
Entre Aquitaine et Auvergne, le département du Lot présente plusieurs types de paysages, régions naturelles marquées par des particularismes économiques et culturels.
Ségala et Limargue au
nord du département (Haut Quercy), les Causses du Quercy (Causses de Gramat, de Martel, de Limogne), le Quercy Blanc, La Bouriane, et
bien sûr toutes les vallées (
du Lot, de la Dordogne, du Célé ect…)
Pays
de pierre, pays de vin : la
formule bien que simpliste, explique la forme, caractéristique , la plus courante et la plus connue de l’habitation du propriétaire aisé.
La maison du Quercy est
bâtie sur une cave dont l’ouverture s’abrite sous la voûte de l’escalier extérieur qui dessert la salle commune avec la grande cheminée :
le «cantou», la souillarde et
son évier en pierre. Le perron de
pierre est généralement couvert par un auvent sur piliers : c’est
le « bolet ».
Signe d’aisance, la maison quercynoise se
rehausse fréquemment d’une ou de deux tourelles : « le pigeonnier ».
Au voisinage de la maison, les bâtiments d’exploitation se groupent sans ordre défini : granges, four à pain, soue à cochons, bergerie …
L’intelligence de la tradition et le sens esthétique spontané font de chaque ensemble un chef-d’oeuvre d’architecture, en harmonie parfaite avec son environnement.
Et quelle variété, d’un bout à l’autre du département !
Chaque région naturelle a ses formes, ses couleurs et son style, résultant de ses pratiques agricoles, des matériaux disponibles sur place et de son génie propre (…)
Source : LOT, terre de lumière, pays de mémoire de Colette Chantraine-Zachariou.
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Située sur une presqu’île fermée par une boucle du lot et entourée de collines.
Cahors doit ses fastes à la grande prospérité qu’a connu la cité au moyen age.
CAHORS c’est la ville à 2 visages, 2 époques et 2 architectures séparées par les anciens remparts et fortifications.
Cette délimitation se nomme aujourd’hui le boulevard Gambetta et forme comme une frontière.
A l’ouest : les quartiers neufs abritant des édifices publics de style néo-classiques, un habitat individuel aéré et marqué par des pavillons plus ou moins cossus élevés sur 1 ou 2 étages.
Des façades modernes de composition rythmée et symétrique ornent le paysage de la rue.
A l’est, la vieille ville composée de maisons médiévales sur plusieurs niveaux construites avec 3 matériaux principaux de construction, la pierre calcaire, la brique et le bois.
Les couvertures sont composées pour la plupart de tuiles canals en terre cuite.
Les façades a pans de bois recevant de beaux alignements de fenêtres géminées sont élevées sur de larges arcades recevant les boutiques et ateliers de l’époque.
Les bâtiments qui ont fait la renommée de CAHORS se situent dans cette boucle (pont valentré, cathédrale saint Etienne… et bien d’autres
L’habitat et l’architecture du Lot se singularisent par la diversité de ses paysages et la richesse de son bâti rural.
Le paysage est symboliquement caractérisé par les pigeonniers,
lavoirs, halles, portails, balcons toitures plus ou moins pentues recouvertes
de tuiles canals ou romanes dont la bâtisse est construite en moellons
de pierres jointées ou pas selon le cas.
Les granges agricoles demeurent
un excellent exemple de l’architecture
paysanne.
Généralement plus grandes que les maisons, elles proposent des charpentes de grande portée
offrant de beaux volumes et autorisant une architecture contemporaine intégrée à l’environnement
de nos causses.
Ces bâtiments par leur qualité sont de véritables sources d’inspiration, le résultat le plus probant est le mélange d’ancien et de contemporain, l’harmonie des matériaux entre-eux, les vieilles pierres trouvent une mise en valeur exceptionnelle, le verre, le métal et autres matériaux modernes devenant intégrés
au projet de restauration.
La réhabilitation de ce type bâti devient le vecteur majeur d’expression de l’Architecte.
Les maisons s’ouvrent vers l’extérieur, modification de la modénature de façade (percements des vides) donnant sur des terrasses en bois exotique, des piscines, barbecues et autres agréments.
La cuisine devenue une pièce à vivre devient un espace de plus en plus ouvert dans la maison, propice à la convivialité.
L’extérieur, et son environnement communiquent désormais avec les constructions réhabilitées de notre région.
Marc VERGELY |